Galerie du Château



Anne-Marie Gbindoun

Nuits blanches


Vernissage: vendredi 13 mars 2020

Exposition: du samedi 14 mars au samedi 28 mars 2020

Galerie du Château

Av. du Château 16

1020 Renens-CH


Jeudi et vendredi de 16h30 à 18h30

Samedi de 14h30 à 17h00

Sur rendez-vous : 0041 (0)76 527 90 43

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Nuits blanches


Pour cette nouvelle exposition à la Galerie du Château, Anne-Marie Gbindoun nous présente ses dernières créations. On retrouve son geste, sa palette de couleurs, sa manière d’étouffer l’espace, ou le vide, avec les pigments. Cependant, le regard plane cette fois-ci sur une surface différente, beaucoup moins statique que la toile et beaucoup plus grande que la page d’un carnet, supports favoris de l’artiste. Elle inaugure ainsi la série des « draps » et des « taies d’oreiller ». Anne-Marie Gbindoun signe, avec cette exposition, un nouvel acte de liberté. Elle utilise le drap ou la taie comme un étendard en renonçant ainsi à la dimension intime de ces objets : tissus recouvrant ou accueillant un corps lors de son repos, de sa joie ou de son tourment.

Elle déploie sur ces surfaces les formes qui l’accompagnent et l’obsèdent depuis toujours d’une manière plus explicite et assurée que sur les toiles : têtes, silhouettes, sexes, les signes d’une écriture automatique prennent leur place sur le tissu immaculé. Ils le tachent, l’incrustent, le colorient pour toujours.

Sur ces draps et taies achetés au marché aux puces ou en brocante, Anne-Marie Gbindoun retrouve le langage directe et cru qui caractérisait ses premières œuvres conçues sur des supports récupérés: planches en bois, cartons, journaux.

L’attention que l’artiste a toujours réservé au grain du papier pour ses écritures automatiques, est cette fois-ci portée sur la qualité du tissu. Elle privilégie les draps anciens, en lin ou d’un coton consistant, et de couleur blanche. Cette candeur recherchée par l’artiste est une condition préliminaire, qu’elle ne tarde pas toutefois à démasquer et à démentir. Les coups de pinceau s’affolent, les mains interviennent, les formes surgissent et les images intérieures d’Anne-Marie Gbindoun s’affirment. Le vécu que ces objets issus d’une autre époque portent en eux est ainsi dépassé. La parole appartient maintenant à l’artiste ! qui la déclare avec une véhémence bénéfique. 


Anne-Marie Gbindoun nait à Cotonou au Benin en 1968. Depuis l’année 2000, elle habite et travaille à Lausanne. Elle commence à peindre à l’âge de 30 ans. Le thème central de son art est la représentation du corps ; il s’agit d’une reproduction toujours incomplète et subjective de la figure humaine.


Marta Spagnolello